Notre approche

Un lieu conçu
comme un écosystème

Nous avons créé l'habitat des chevaux autour de trois exigences : une belle vie pour eux, un milieu prairial vivant et généreux, un lieu qui reste conduisible au quotidien.

Le point de départ

Partir du cheval

Tout part de l'observation des troupeaux de chevaux sauvages. Sur des espaces immenses, ils s'organisent autour de quelques repères — un point d'eau avant tout — et marchent une grande partie de la journée pour rejoindre de nouvelles zones à pâturer. Ils parcourent ainsi environ quinze kilomètres par jour, s'alimentent une quinzaine d'heures sur vingt-quatre en petites quantités, et restent en permanence à portée de leurs congénères.

Nous avons conçu le lieu à partir de ces repères, en cherchant à nous en approcher autant que notre échelle le permet. Le tracé des parcours, la conduite des prairies, la répartition du foin et de l'eau : tout en découle.

Nos quatre principes

Ce qui guide chaque décision

Le mouvement d'abord

Ressources réparties le long du parcours, tracés qui invitent à marcher, sols drainants : le cheval se déplace de lui-même, parce que son environnement l'y amène.

S'alimenter en continu

Du fourrage disponible à toute heure. L'estomac du cheval sécrète en permanence : une alimentation continue respecte ce fonctionnement.

Vivre avec les siens

Des troupeaux stables, où les liens se construisent dans la durée. C'est le groupe qui donne au cheval son sentiment de sécurité.

Nourrir le sol

Une prairie est un organisme vivant. Nous la faisons pâturer, puis nous la laissons se reconstituer, saison après saison.

Chevaux en déplacement sur un parcours
Équipiste & paddock paradise

Des parcours qui appellent le mouvement

Le parcours est organisé en équipiste : une piste, sur laquelle les chevaux vivent et circulent, dessert les parcelles de pâturage ouvertes tour à tour. Le point d'eau, le foin et les abris sont répartis le long du tracé, de sorte que chaque besoin appelle un déplacement. La piste étant en sable naturel, les chevaux y ont créé eux-mêmes leurs zones de roulade, là où ils l'ont décidé.

Le dispositif suit les saisons. Quand les pâtures sont ouvertes, les chevaux circulent entre la piste et les parcelles du moment. Quand elles sont fermées — l'hiver, ou le temps qu'une prairie se reconstitue — ils vivent sur la piste seule, et l'on se rapproche alors du paddock paradise, le foin prenant le relais de l'herbe.

Le pâturage tournant dynamique

Pâturer en respectant le cycle de l'herbe

Le principe du pâturage tournant : concentrer les chevaux sur une petite surface pendant très peu de temps, puis leur en ouvrir une autre. Chaque parcelle bénéficie ainsi d'un vrai temps de repos, calé sur la repousse réelle de l'herbe. Ici, chaque troupeau dispose de plus de quinze parcelles : c'est ce nombre qui rend la rotation possible sans jamais raccourcir le repos d'une prairie.

Diviser

Les surfaces sont découpées en parcelles dimensionnées pour le troupeau : assez petites pour être pâturées de façon homogène en un à deux jours.

Pâturer vite

Le troupeau prélève le haut de l'herbe, puis change de parcelle. Il ne revient pas sur les jeunes repousses, et la base des gaines reste intacte.

Laisser reposer

La parcelle est fermée le temps que l'herbe reconstitue ses réserves — une durée qui varie avec la saison, et qui se lit directement sur la plante, au nombre de feuilles des graminées.

Observer et ajuster

Rien n'est figé : hauteurs d'entrée et de sortie, vitesse de rotation et chargement se corrigent en fonction de la pousse, de la pluie et de l'état des chevaux.

Permaculture

Composer avec le vivant

La permaculture est souvent réduite à des techniques. C'est d'abord une manière de se situer : considérer que nous faisons partie du milieu que nous habitons, au même titre que les chevaux, les haies ou les vers de terre, et chercher à y vivre en bonne intelligence plutôt qu'à en tirer le maximum.

Les pratiques viennent ensuite, et elles en découlent. Si les chevaux appartiennent au système, leur passage doit entretenir la prairie au lieu de l'user — c'est tout le sens du pâturage tournant. Si la biodiversité est une alliée et non un décor, il faut lui offrir de quoi s'installer : haies, bosquets, arbres qu'on laisse vieillir. Si le sol est vivant, on n'y déverse rien qui le tue.

  • Haies, arbres et zones refuges maintenus sur l'ensemble du parcellaire
  • Aucun traitement chimique sur l'exploitation, hormis les vermifuges des chevaux — deux par an
  • Lecture des plantes bio-indicatrices pour piloter la conduite des parcelles
Cheval broutant dans une prairie couverte de rosée

Cette approche vous parle ?

Venez la voir sur le terrain, c'est avec plaisir. Une visite se cale par téléphone ou par mail.